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Sans abris : une campagne choc dans les rues de Tours

  • il y a 23 heures
  • 3 min de lecture

« À Tours, pour n’avoir plus personne à la rue, il n’y a pas 36 solutions. Il y en a 3 500. » Ce message affiché dans les rue de la ville début novembre 2025 a pu intriguer les passants, voir les faire s’interroger. C’était le but… La Ville de Tours et dix organisations locales - J’accueille, Les Bureaux du Coeur, Colocations Caracal, Emmaüs 100 pour 1 Tours, Émergence, Jeunesse Habitat, Propriétaire Solidaire, Habitat et Humanisme, JRS France et Utopie 56 Tours - se sont associées afin d’agir concrètement contre le sans-abrisme et le gaspillage immobilier. Avec un objectif : qu’aucune personne ne dorme à la rue.


Car, comme dans de nombreuses villes de France, Tours n’échappe pas au scandale des lieux inoccupés, sécurisés et, pour beaucoup, chauffés 24h/24. On estime ainsi à plus de 3 500 le nombre d’espaces vides dans le chef-lieu d’Indre-et-Loire : quelque 1 300 chambres d’amis inoccupées sur le long terme, 2 000 logements vacants et 200 entreprises ayant des bureaux vacants la nuit pouvant se prêter à un dispositif d’hébergement. Un paradoxe social et écologique que la municipalité et ses partenaires combattent résolument, avec un mot d’ordre : faire de chaque mètre carré vacant un objet d’attention et une solution potentielle.


Une plateforme de mise en relation

Cette campagne invitait les Tourangeaux se sentant concernés — particulier, propriétaire, chef d’entreprise — à se rendre via un QR Code sur le site tours.fr, afin de trouver comment s’engager selon ses moyens. Deux mois après le lancement de ce guichet unique, un premier bilan de l’opération pouvait être établi : 5 structures ont été directement sollicitées, avec 4 inscriptions pour J’accueille, 4 pour Utopie 56, 3 pour JRS France, 2 pour Émergence et 1 pour Emmaüs 100 pour 1 Tours.


Ces chiffres peuvent paraître modestes à l'échelle d'une ville de près de 140.000 habitants. Ils ont néanmoins été qualifiés d’ « exceptionnels » par la municipalité. À titre de comparaison, fait-elle valoir, le dispositif J’accueille enregistre en moyenne 4 inscriptions par mois à Lyon et 10 en Île-de-France, des territoires plus peuplés où la structure est implantée depuis 10 ans. Le résultat à Tours, en seulement huit semaines, s’est donc avéré particulièrement intéressant. Et ce alors même que depuis deux ans, le secteur de l’hébergement citoyen subit une baisse marquée des propositions de la part des particuliers.


Faire connaitre toutes les formes de solidarité

Elise et Anthonin, cités par la ville de Tours, ont, eux, proposé d’accueillir Hasibullah, un jeune afghan, via le programme J’accueille. Pendant la période de sa demande d’asile, ce dernier avait déjà été accueilli via le programme de JRS Welcome par une dizaine de foyers qui se sont relayés pour l’héberger sur une période d’un mois à chaque fois. Ayant obtenu son statut de réfugié, J’accueille a pris le relais pour son hébergement en cohabitation.


« Cette plateforme de mise en relation constitue un levier politique fort pour lutter contre les mètres carrés inutilisés. Ces premières inscriptions prouvent qu’en rendant l'engagement visible et accessible, les citoyens répondent présents. Nous devons continuer à faire connaître toutes les formes de solidarité possibles sur notre territoire pour que personne ne reste à la rue », a déclaré alors Marie Quinton, adjointe au Maire déléguée au logement et à la lutte contre l’exclusion


Au point que les partenaires de l’opération ont décidé de la renouveler au coeur de l’hiver, en relançant dès le mois de janvier la campagne d'affichage et de communication digitale. « Au-delà d’une réponse d’urgence, ce projet est une manière de repenser, sur le long terme, les politiques publiques d’accueil et la coopération entre les acteurs associatifs, la société civile et les collectivités », explique-t-on du côté de la majorité municipale. Celle-ci a été reconduite à l’issue des élections en mars dernier et pourra ainsi poursuivre son action main dans la main avec les associations mobilisées pour, qu’enfin, il n’y ait plus personne à la rue.

 
 
 

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